Interview – Antoine Détis – Le Grand Entretien

Antoine Détis x Michel Denisot

Notre CEO, Antoine Détis a répondu aux questions de Michel Denisot sur le plateau de BSmart dans l’émission Le Grand Entretien. Recrutement, marché de l’emploi, chômage … Découvrez les réponses de notre CEO à toutes ces thématiques. 

En 2022, comment se porte le marché du recrutement ?

Aujourd’hui, les entreprises et surtout les médias ont une vision déconnectée du marché de l’emploi. On l’imagine complètement homogène, avec un nombre de candidats et d’offres d’emploi à équilibrer.

En réalité, il n’ y a pas UN marché de l’emploi mais des centaines : quasiment un par métier.

Sur certains métiers vous avez trop de candidats par rapport aux offres disponibles : cela génère du chômage.

Sur d’autres métiers vous avez trop d’offres d’emploi par rapport aux nombre de candidats disponibles : les entreprises ont du mal à recruter. Ces métiers sont dits en tension.

Sauf qu’un commercial sédentaire ne peut postuler à un poste de programmeur PHP, pas plus qu’un coiffeur ne peut devenir comptable du jour au lendemain.

Il y a donc du chômage dans certains secteurs et des métiers en tensions d’en d’autres ?

C’est ça. Comme pendant la crise du COVID, on a bien vu que d’un côté des secteurs comme le retail ou la pharmacie étaient en tension alors que d’autres comme la restauration ont créé du chômage. 140 000 salariés de la restauration en ont profité pour se reconvertir et lorsque les restaurants ont rouvert, il n’y avait plus de candidats ! On est passé d’un fort taux de chômage à une pénurie de candidats alarmante sur ce secteur.

Le deuxième exemple que j’aime bien donner et qui illustre bien le phénomène de métiers en tension, c’est la digitalisation. Les recruteurs peinent à recruter car on est face à des métiers qui n’existaient pas hier et que les formations à ces nouveaux métiers prennent du temps. 

Dans les années à venir, la tendance va aller vers de plus en plus de métiers en tension, on le voit bien aujourd’hui on est passé de 35% en 2015 à 52% en 2021.

Comment peuvent s’adapter les entreprises dans cette situation ?

Dans le cas des métiers en tension, les entreprises doivent radicalement changer leurs manières de recruter. Le rapport de force a changé, on est face à des candidats qui sont en “écoute passive”. Concrètement, ils attendent d’être démarchés et ne candidatent plus activement. 

Donc pour les entreprises, il ne suffit plus de diffuser des offres et attendre les candidats. Elles doivent aller les chercher de manière pro-active.

Comment vous, chez Tool4staffing vous aidez les entreprises ?

La majorité des ATS (Applicant Tracking System) ont réfléchi leur logiciel sur le marché de l’emploi d’il y a 10 ans. Les recruteurs peuvent diffuser massivement leurs offres d’emploi et n’ont qu’à attendre  les candidatures…souvent en vain.

Chez Tool4staffing, nous avons développé un logiciel, un Talent Prospecting Software focalisé sur la prospection pro-active de talents. Vous l’aurez compris, nous sommes très pertinents pour les métiers en tension. 

Nous proposons à nos utilisateurs d’automatiser leurs chasses, leurs relances de candidats et d’exploiter la base de données afin de trouver ces candidats en écoute passive. Puis nous proposons une expérience candidat unique et de qualité afin d’accélérer les process.

Quelques mots sur Tool4staffing avant de conclure cette interview ?

En 2018, nous avons créé Tool4staffing après un constat, nous souhaitions proposer à nos clients un outil adapté au marché de l’emploi. 4 ans plus tard, nous réalisons que notre vision était juste. En 2022, 120 clients sont équipés de notre logiciel, 2500 recruteurs l’utilisent et nous sommes maintenant une trentaine de collaborateurs. 

Nous avons réalisé une levée de fonds de 1.5 millions d’euros auprès de la BPIFRANCE et de SIDE CAPITAL en 2021, qui nous permet d’enrichir notre produit et de l’adapter à plusieurs marchés qui sont à ce jour les entreprises, les cabinets et les agences d’intérim. 

Notre croissance de 90% en 2021, nous permet de toujours continuer d’innover.

Nous travaillons d’ailleurs sur Talent Zone, un réseau permettant aux entreprises de s’échanger leurs candidats shortlistés et aux candidats de se voir proposer une autre chance.