Quand on a du mal à signer des clients, le premier réflexe, c’est souvent de remettre en question son pricing. “Je suis peut-être trop cher…”
Mais dans bien des cas, ce n’est pas le vrai problème. Au contraire : mieux vaut tenir son positionnement premium que le sacrifier trop vite.
Le vrai frein est souvent ailleurs : un pipeline commercial trop creux, pas assez ciblé, ou mal piloté. Et ça, bonne nouvelle, ça se travaille. On vous montre comment dans cet article
Sommaire
Pourquoi douter de son pricing est souvent un piège
Vous venez de perdre un deal. Le client avait l’air intéressé au début, vous avez passé du temps à qualifier le besoin, à pitcher votre approche… et au moment de parler chiffres, ça coince. « On va comparer avec d’autres cabinets. » Ou pire : silence radio.
Votre cerveau enclenche alors le mode auto-sabotage : « J’aurais dû annoncer 18% au lieu de 20% », « Mes concurrents sont sûrement moins chers », « Je ne suis peut-être pas assez compétitif. »
Attention, ce réflexe est un piège. Même sur un marché du recrutement tendu.
Parce que baisser vos honoraires ne règle jamais le problème de fond. Au contraire, ça l’aggrave. Vous envoyez le signal que vous n’êtes pas sûr de votre valeur. Vous attirez des clients qui négocient tout, tout le temps. Vous érodez vos marges sur un métier déjà exigeant.
Et surtout : vous restez coincé avec le même problème (pas assez de signatures) mais avec moins de rentabilité.
Le point clé n’est donc pas de savoir si votre pricing est trop élevé. Le vrai sujet, c’est votre capacité à générer suffisamment d’opportunités qualifiées pour tenir un positionnement premium.
Dans 8 cas sur 10, le problème n’est pas tarifaire. Il est structurel.
Essayez-nous gratuitement
Le vrai diagnostic : votre pipeline commercial est-il suffisamment alimenté ?
La règle des ratios
Regardons les faits : combien d’opportunités qualifiées avez-vous actuellement en cours ? Pas des pistes vagues, pas des “il faudrait que je relance”. De vraies opportunités : un décideur identifié, un besoin confirmé, un échange commercial actif.
Si cette question vous met un peu mal à l’aise, vous avez déjà une partie de la réponse.
Pour signer 3 mandats dans le mois, vous avez idéalement besoin de 10 à 15 opportunités qualifiées en cours. Ce ratio varient évidemment selon votre expérience et votre secteur, mais l’idée reste la même : le closing est un jeu de volume qualifié.
Test simple : si demain vous doubliez votre nombre d’opportunités qualifiées, doubleriez-vous vos signatures ? Si la réponse est oui, alors votre problème n’a jamais été votre pricing.
Les 3 erreurs qui tuent votre développement commercial
Si votre machine tourne au ralenti, c’est rarement un hasard. Trois erreurs reviennent en boucle chez les recruteurs qui peinent à signer :
1. Absence de prospection active : vous attendez que les clients viennent à vous. Bouche-à-oreille, LinkedIn, appels entrants. C’est bien, mais pas pilotable. La prospection active (ciblée, régulière) c’est le carburant de votre acquisition.
2. Mauvais ciblage : vous prospectez large, vous perdez du temps avec des prospects qui comparent uniquement les tarifs. Un bon pipeline commercial, ce n’est pas 15 opportunités médiocres. C’est 3 opportunités ultra-qualifiées : bon secteur, bonne taille, bon niveau de maturité RH.
3. Pas de suivi structuré : bon premier échange, client intéressé… et vous oubliez de relancer. Sans système de suivi (CRM basique, séquence de relances), vos opportunités s’évaporent. Pas à cause de votre prix, mais parce que vous n’avez pas maintenu le contact.
Maintenant qu’on a posé le diagnostic, passons à l’action. Voici comment construire une machine commerciale qui vous permet de tenir votre positionnement premium sans douter.
Essayez-nous gratuitement
5 conseils pour construire un pipeline commercial qui convertit vraiment
1.Définissez votre cible idéale (et arrêtez de prospecter tout le monde)
Vous ne pouvez pas vendre du premium à n’importe qui. Identifiez précisément pour qui votre offre a du sens :
- Quelle taille d’entreprise ? (TPE, PME, ETI, grand groupe)
- Quel secteur d’activité ? (tech, industrie, conseil…)
- Quel niveau de maturité RH ? (DRH structuré, pas de DRH mais un besoin urgent…)
- Quel profil décisionnaire ? (dirigeant, DRH, opérationnel)
Plus votre ciblage est précis, plus votre discours résonnera. Et plus votre pricing passera naturellement.
2.Mettez en place une routine de prospection régulière
La prospection ne se fait pas « quand vous avez le temps ». Elle se bloque dans l’agenda.
Exemples concrets :
- 3h par semaine dédiées à la prise de contact (LinkedIn, email, téléphone)
- 1 événement réseau par mois
- 5 nouveaux contacts qualifiés ajoutés chaque semaine
L’idée : créer un flux constant d’opportunités, pas des pics et des creux selon votre charge.
3. Structurez votre suivi
Ça vous paraît évident de travailler avec un ATS pour suivre vos candidats, non ? Eh bien vous avez aussi besoin d’un CRM pour suivre vos prospects.
Minimum syndical :
- Un tableau avec vos opportunités en cours (statut, prochaine action, deadline)
- Un système de relance automatique (rappels agenda, emails planifiés)
- Une séquence type après chaque premier contact (J+2, J+7, J+14…)
4. Mesurez vos opportunités commerciales pour piloter, pas pour deviner
Adoptez une approche data-driven et suivez au moins ces 3 indicateurs :
- Nombre d’opportunités créées par mois
- Taux de conversion opportunité → mandat signé
- Durée moyenne de conversion
Ces chiffres vous disent exactement où agir : si votre taux de conversion est bon mais que vous n’avez pas assez d’opportunités, il faut prospecter plus. S’il est mauvais, il faut retravailler votre discours ou votre ciblage.
5. Outillez-vous correctement
Vous avez compris le principe : cibler, prospecter, suivre, mesurer. Mais concrètement, comment éviter que ça devienne un enfer de gestion ? La réponse tient en un mot : outils.
Le problème quand on fait du recrutement, c’est qu’on jongle déjà entre son ATS pour les candidats, son CRM pour les clients, ses tableaux Excel pour les ratios… Résultat : double saisie, informations perdues, temps mort.
Bonne nouvelle : T4S propose un outil tout-en-un pensé pour les pros du recrutement : ATS + CRM boosté à l’IA.
Vous gérez vos candidats ET vos clients depuis la même plateforme, avec toute l’intelligence commerciale intégrée : relances automatiques, rappels paramétrables, push CV ciblés, dashboards en temps réel.
Vous passez moins de temps à gérer vos outils… et plus de temps à closer.
Bref, vous n’avez plus besoin de brader vos honoraires pour signer !
– Rédigé par Ingrid de Chevigny