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Les recruteurs/ses sont-ils meilleur(e)s sur Tinder ?

Les étapes sont les suivantes :

  1. on étudie le profil du candidat, souvent en une poignée de secondes.
  2. s’il est bon et semble pertinent avec le poste à pourvoir, on le shortliste.
  3. on qualifie le candidat via un bref échange à distance.
  4. on le convoque pour un rendez-vous face to face.

A l’issue de celui-ci on sera enfin en mesure de savoir si le candidat peut passer à « l’étape finale »…vous pensez à un entretien client ? Ou à un dernier verre chez vous ? Dans le premier cas vous êtes recruteur et vous pensez trop au travail. Dans le second vous êtes un(e) habitué(e) de Tinder.

Pré-qualification, shortlist, qualification, entretien face to face : on retrouve bien dans la célèbre application toutes les étapes d’un bon recrutement. La comparaison entre la drague et le recrutement n’est pas nouvelle. Mais la concomitance entre le succès des applications de dating online et celui du recrutement mobile est frappante.

Sur ces applications on retrouve même les différentes typologies de recruteurs : les « chasseurs/ses » purs et durs s’appuient sur un profil de photos minimalistes et comptent plus sur leur travail de sourcing. Ils auront accès à une pool très réduit mais très qualifié. Les « annonceurs » ont eux des profils alléchants aussi riches en photos qu’en promesses. Ils auront quant à eux un fort volume de candidatures entrantes à qualifier.

Que dire des clichés de comportement hommes /femmes dans le dating online ? Plusieurs études montrent que, sur Tinder, les hommes, attachés aux critères physiques, sélectionnent en quelques seconde leurs “candidates”. Les femmes elles, plus attachées à des critères d’intelligence et de stabilité, seraient plus appliquées dans leur qualification. Au fond, sur Tinder, les recruteurs sérieux, ce ne seraient pas…les femmes ?

Mais, en recrutement comme en drague, quel que soit la stratégie adoptée la problématique est la même : trouver le bon candidat parmi des milliers, en un laps de temps réduit, en se basant sur trop peu d’informations, souvent enjolivées.

Même si on n’imagine plus pouvoir s’en passer, les nouvelles technologies comme Linked In ou Tinder n’ont finalement changé la donne que sur un seul paramètre : le volume. En donnant accès à un catalogue jamais fantasmé 10 ans auparavant, ils nous ont fait passer de la recherche assidue…à l’embarras du choix.

Ces technologies nous maintiennent dans l’illusion que, oui, le candidat PARFAIT existe bel et bien, et qu’il ne nous reste qu’à bien chercher. Mais y-a-t-il vraiment moins de mauvais recrutements qu’avant, en entreprise ou en amour ? Rien n’est moins sûr. Certains diront que cela dépend de la nature du « poste à pourvoir ». A débattre…

 

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